Comment fonctionnent nos croyances personnelles

Comment construit-on nos croyances ?

Mais oui Jamy, comment naissent nos croyances ? 🧐

Eh bien la plupart de nos croyances sont nĂ©es de ce qu’on nous a inculquĂ© Ă©tant enfants, de nos modĂšles, ou encore de toutes nos expĂ©riences.

D’ailleurs, dans l’enfance en particulier, on ne va pas remettre en question les croyances qui vont se construire peu Ă  peu dans notre esprit, on ne filtrera pas les informations et signaux qui nous parviennent. Puis, tout au long de notre vie, on va interprĂ©ter les Ă©vĂ©nements et on va faire des gĂ©nĂ©ralisations pour donner du sens Ă  ceux-ci, ou encore pour lĂ©gitimer nos choix ou nos actes.

En fait, on a des croyances sur Ă  peu prĂšs tout ce qui nous entoure, et aussi sur nous-mĂȘmes, nos capacitĂ©s, ce que nous pouvons ou non nous autoriser, ce qui est possible ou non


C’est un processus utile car ça nous permet de ne pas avoir Ă  rĂ©Ă©valuer en permanence les informations qui nous parviennent. Ça nous permet d’avoir un certain nombre de certitudes sur lesquelles nous appuyer pour Ă©voluer dans notre environnement. Des certitudes Ă  propos de ce qui est bon ou pas, de ce qui est sĂ©curisant ou pas, etc.

Et plus on vivra des expĂ©riences que l’on va interprĂ©ter d’une façon qui confirme nos croyances, plus l’émotion ressentie au moment oĂč l’on vit ces expĂ©riences sera puissante, et plus la croyance sera solide et ancrĂ©e.

Auto-renforcement

On va gĂ©nĂ©ralement renforcer notre croyance sur la base de faits et de pensĂ©es que l’on aura sĂ©lectionnĂ©s (souvent complĂštement inconsciemment) ainsi que d’interprĂ©tations de la rĂ©alitĂ© qui « prouvent Â» que notre croyance est « vraie Â».

Et, tant qu’on y est, allons jusqu’au bout : comme l’ĂȘtre humain recherche la stabilitĂ© et la cohĂ©rence, on va carrĂ©ment se comporter de façon Ă  confirmer nos croyances, donc on va agir conformĂ©ment Ă  celles-ci. Ce qui va gĂ©nĂ©ralement avoir pour consĂ©quence de provoquer des situations dont l’interprĂ©tation nous permettra de nous conforter dans nos certitudes et de les renforcer Ă  nouveau.

Ok
 Ben on n’est pas sortis de l’auberge
 😒

Mais comment se fait-il que nos croyances aient tant de pouvoir sur nos vies ?

Imaginons qu’une croyance soit comme un chemin que l’on trace dans notre esprit.
À la base, il y a de la vĂ©gĂ©tation partout : c’est la jungle des possibles, qui s’étend Ă  perte de vue.

Photo de icon0.com provenant de Pexels

Et un jour, on va d’un point A (expĂ©rience) Ă  un point B (interprĂ©tation de cette expĂ©rience) : on commence Ă  aplatir un peu l’herbe sous nos pieds, Ă  Ă©carter les branches, pour passer.

Le lendemain, on se trouve Ă  nouveau au point A (expĂ©rience similaire), et comme le chemin qu’on a pris la veille est un peu dĂ©gagĂ©, on va l’emprunter au lieu d’en dĂ©fricher un autre, comme ça on arrivera plus rapidement et plus facilement au point B (interprĂ©tation qu’on a faite hier de l’expĂ©rience A).

Photo de icon0.com provenant de Pexels

Bah oui, pourquoi se compliquer la vie en allant jusqu’au point C (autre interprĂ©tation possible de l’expĂ©rience A) qui se trouve de l’autre cĂŽtĂ© de la jungle des possibles, alors que le chemin n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©frichĂ© ?!

Tout comme la nature, le cerveau fonctionne de façon Ă  faire le moins d’efforts possible pour un rĂ©sultat optimal. Donc on aura tendance Ă  interprĂ©ter Ă  nouveau A comme la veille. Et ça va Ă©claircir davantage le chemin, creuser un sillon dans notre cerveau qui nous permettra d’analyser de plus en plus rapidement les situations de type A Ă  l’avenir. Et d’autant plus rapidement que nous aurons empruntĂ© souvent le chemin menant de A Ă  B.

Photo de Flo Maderebner provenant de Pexels

Donc Ă©videmment, il y aura souvent de la rĂ©sistance de la part du cerveau Ă  aller dĂ©fricher la jungle pour explorer C, voire D ou E. 😉

Mais on peut prendre notre coupe-coupe et aller explorer ces autres possibles si on le dĂ©cide ! đŸ’Ș

Ah ouf ! super ! 🙌

Pour cela il nous faudra identifier et conscientiser nos croyances, déterminer si elles nous sont utiles ou pas, si elles sont adaptées ou non à notre contexte, et les revisiter si ça nous semble pertinent et surtout si on en a envie.

euh… đŸ€š

On a le pouvoir de choisir ce que l’on pense.
Quand une situation se prĂ©sente Ă  nous, on peut choisir de l’interprĂ©ter d’une façon qui va nous limiter ou nous blesser, ou d’une façon qui va nous Ă©nergiser et Ă©clairer le monde d’une façon qui nous plaĂźt, nous donner une vision de nous-mĂȘmes qui nous est plus utile et agrĂ©able, qui Ă©largit notre champ des possibles.

Photo de Kourosh Qaffari provenant de Pexels

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