Elargissons notre champ des possibles

Comme le sous-entend Mark Twain, on va fixer nos objectifs de vie en fonction de ce que l’on considère comme étant possible ou pas, bien ou mal, vrai ou faux…

Et notre cerveau sélectionnera les informations qui nous permettront d’atteindre nos objectifs, de façon à ne pas se laisser polluer par toutes les autres informations qui ne vont pas dans le sens de cet objectif. (cf. Articles à propos des croyances)

Donc il nous fera automatiquement focaliser notre attention sur ce qui viendra confirmer notre vision des possibles, notre vision du monde, notre vision des possibles, de nous-mêmes, des autres, etc.

D’où l’importance de savoir quelles sont nos croyances, pour vérifier qu’elles sont en phase avec qui l’on est et ce que l’on veut pour notre vie.

On est à une période qui nous donne l’opportunité (ou la contrainte en fonction de notre situation personnelle) de réfléchir au futur que l’on veut construire pour nous.

Alors profitons-en pour élargir notre champ des possibles ! 😃

🚀 Pour aller plus loin et passer à l’action, participez à l’atelier de rentrée sur ce sujet !

Comment cheminer à travers nos transitions de vie ?

Photo de Tobi provenant de Pexels

Pour faire suite à mon dernier article à propos des transitions de vie, l’œuvre de W. Bridges (Transitions de vie, InterEditions, 2019) m’a donné envie de partager d’autres clefs avec vous.

On ne comprend pas toujours ce qu’il se joue à l’intérieur de nous lorsque l’on vit un changement ou lorsque l’on traverse une période de transition. On n’est parfois pas non plus préparés à vivre des émotions aussi déstabilisantes que celles que l’on ressent lors d’une transition de vie.

Ça c’est clair… 😰

Pour commencer : qu’est-ce que j’entends par « transition de vie » ?

C’est un processus qui nous fait passer d’un état stable (chapitre de vie) à un nouvel état stable (autre chapitre de vie).

La transition nous fait cheminer du déséquilibre et de la perte de repères à un nouvel équilibre et de nouveaux repères.

On vit des transitions tout au long de notre vie, sans toujours nous en rendre compte.

Par exemple : un déménagement, un divorce, un changement d’emploi, l’arrivée d’un enfant, une réorientation professionnelle, la perte d’un emploi, un mariage, une maladie, une promotion ou encore le passage d’un âge à l’autre de la vie…

Une transition selon W. Bridges se déroule en trois grandes étapes :

  1. Une fin
  2. Une période intermédiaire (« zone neutre »)
  3. Un nouveau départ

Il est important de prendre soin de chaque étape pour que la transition se déroule de façon équilibrante et satisfaisante pour nous.

Transition choisie ou subie ?

Pour commencer, que la transition soit subie ou choisie, on ne va pas nécessairement réagir de la même façon.

Par ailleurs, une transition choisie peut tout à fait être désagréable, voire douloureuse. Et une transition subie peut aussi déboucher sur un nouveau départ agréable.

Toujours est-il que vivre en conscience l’étape de la fin d’un chapitre peut nous aider à mieux préparer le renouveau.

D’accord, d’accord… Et comment je fais ça ? 🤔 😅

Quel rapport avons-nous avec les fins et les changements ?

« Toute fin est le début d’un processus de transition menant à une régénérescence. »
W. Bridges

Une fin est le point de départ de quelque chose de nouveau. Bien souvent, revenir en arrière n’est pas une option viable. Alors, pour se préparer à vivre au mieux nos transitions de vie, il peut être opportun de se demander quel rapport on entretient avec les fins en général. 

En effet, tant qu’êtres éminemment complexes, on ne va probablement pas réagir de manière tranchée : on se situera entre deux pôles. Pour avoir une idée plus claire d’où l’on se trouve, on pourrait représenter les choses avec un curseur que l’on déplace :

Généralement, comment je m’y prends pour gérer les fins ?

Comment est-ce que je gère la fin des bons moments en particulier ?

Notons que ces deux extrêmes ont le même objectif : éviter d’être confronté à la fin du bon moment.

Généralement, comment je gère les changements ?

Accueillons les contradictions

En période de transition, des contradictions peuvent remonter à la surface. Par exemple, le sens que l’on aura donné aux événements à un moment de notre vie ne fera peut-être plus sens aujourd’hui (cf. articles à propos des croyances). On aura aussi pu choisir de glisser des éléments sous le tapis, ou bien de remettre des choses à plus tard, voire de les ignorer. S’ils refont surface, il va nous falloir regarder ces contradictions, ces paradoxes en face, pour nous autoriser à retrouver un équilibre entre qui l’on est, notre environnement et nos objectifs.

Il est également utile de se demander : « Est-ce que j’aurai toujours le sentiment d’être moi si un jour mon quotidien change ? » (emploi, famille, santé, localisation géographique, salaire…)

Si ce n’est pas le cas : « Qu’est-ce qui est invariable chez moi ? qu’est-ce qui fait que je suis moi, peu importe le contexte ? »

Ces questions nous permettront de ne pas nous perdre de vue lorsque notre réalité se désorganise. (Si besoin, je vous donne quelques pistes de réflexion ici)

Tenons bon et accordons-nous le temps de faire notre deuil

Gardons à l’esprit le fait que l’émotion désagréable, potentiellement liée à la fin d’un chapitre de vie, s’atténuera avec le temps ou du moins on pourra la surmonter.

Enfin une bonne nouvelle 😃 🙌

Pour cela, il va nous falloir – entre autres – naviguer sur la courbe du deuil.

Hein ?! 🤨

Vous en trouverez une illustration ci-dessous. 😉

On passera plus ou moins de temps sur chaque étape, mais on passera de l’une à l’autre. Donc rassurons-nous : chaque phase de ce processus a une fin (eh oui 😉), et on finira bien à passer à la phase suivante à un moment ou à un autre !

Ah… super 😅 🙌

Tentons l’acceptation

Gardons à l’esprit le fait qu’accepter une réalité sur laquelle on n’a pas d’emprise permet de vivre les choses plus facilement, et d’avoir davantage de pouvoir sur notre vie. Il est en effet plus agréable de surfer sur la vague – même s’il faut s’entrainer dur et qu’on a peur – que de lutter éternellement contre le courant qui n’a que faire de nous, et de finir par s’épuiser sans avoir pris de plaisir dans l’eau.

Tu m’étonnes ! 😅

Lors de la phase intermédiaire, la « zone neutre » : on se retrouve souvent en pleine confusion, dans un grand vide, on a besoin de se recentrer sur soi, de s’isoler

J’insiste : acceptons de prendre le temps de vivre cette phase, ne nous lançons pas tout de suite dans la planification de l’avenir (dans la mesure du possible bien-sûr). Il nous faut d’abord digérer correctement la fin pour pouvoir nous épanouir pleinement dans le chapitre suivant.

Ok ok, du calme, je crois qu’on saisi là 😊

Profitons du nouveau chapitre qui s’ouvre

« Seul le processus de transition permet de conférer un sens aux fins et d’ouvrir la voie à nos transformations. » W. Bridges

Une fois qu’on a fait le point, qu’on a digéré les changements, qu’on sait quel sens on veut donner à cette transition, on peut alors planifier ce que l’on veut pour l’avenir et passer à l’étape du renouveau. Là, on va avoir davantage d’énergie, on passera plus facilement à l’action.

Youpi ! Il était temps ! 😃 🙌

Pour conclure : on vivra tous un certain nombre de transitions dans notre vie, petites ou grandes, joyeuses ou douloureuses : je vous souhaite de faire le plus beau voyage possible à travers les vôtres. 😊

N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire :

Avez-vous vécu des transitions qui vous ont marqué.e ? Comment les avez-vous vécues ? Qu’en dites-vous a prosteriori ? Qu’est-ce qui vous a aidé.e à vivre la période de transition ?

Ce partage nous permettra de grandir ensemble, de constater que l’on n’est pas les seuls à se sentir démunis face à certains changements, et qu’il est possible de rebondir. Inspirons-nous les uns des autres 😃

Les croyances, ces lunettes à travers lesquelles notre réalité prend forme

Photo de Biova Nakou provenant de Pexels

Dans les semaines à venir, je vous proposerai différents articles sur le thème des croyances.

Euh, ok si ça te fait plaisir. Mais pourquoi les croyances ?? 🤔

Parce que nos croyances sont les lunettes à travers lesquelles on va regarder la réalité, et qui vont venir colorer notre expérience de vie. En permanence. On les emmène partout et tout le temps avec nous.

On les a parfois héritées de nos parents ou de notre culture, ou alors on les a construites par l’expérience, et elles ont une influence considérable sur notre vie.

Mais alors, qu’est-ce que j’entends exactement par « croyances » ?

Voici un petit florilège de définitions que le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales nous donne :

  • « Certitude plus ou moins grande par laquelle l’esprit admet la vérité ou la réalité de quelque chose. »
  • « Adhésion de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime. »
  • « Assentiment que donne l’esprit, sans réflexion personnelle et sans examen approfondi. »
  • « Opinions qui, sans être religieuses, ont le caractère d’une conviction intime et qui exclut le doute. »

En d’autres termes : une croyance est une pensée que l’on tient pour vraie, avec la plus grande certitude. C’est une pensée qu’on ne remet pas en question et que – généralement – on a pensé tellement souvent dans notre vie que cette façon d’envisager la réalité est devenue automatique. D’ailleurs, la vie nous a maints fois prouvé que c’était vrai et qu’on avait bien raison de le penser.

ah ah ! Et toc ! 🙌

Et comme mon sujet de prédilection du moment est l’incertitude, comme on est nombreux à être un peu perdus au milieu de la « crise de la COVID », on va sûrement tout naturellement se tourner vers ce qui est encore stable à l’intérieur de nous, dont les certitudes personnelles font généralement partie…

Vérité(s) et réalité

Cependant, avez-vous déjà fait l’expérience d’une situation que vous avez vécue en compagnie de quelqu’un, et dont vous n’avez pas le même souvenir ? Que vous n’avez pas vécue de la même façon ? Dont vous n’avez pas eu la même perception ? Dont vous n’avez pas tiré les mêmes conclusions ? Suite à laquelle des émotions différentes se sont manifestées chez l’un.e et l’autre ?

Notre perception dépendra en effet de ce sur quoi on focalisera notre attention et des conclusions qu’on en tirera, des interprétations qu’on en fera.

Et on focalisera plus volontiers notre attention sur les éléments qui viennent conforter notre vision du monde et nos certitudes, c’est-à-dire nos croyances.

Et c’est une excellente nouvelle ! 🙌 🙌

Hein ?! j’ai loupé un truc là… 🤨

Eh oui, parce que ça nous donne un pouvoir extraordinaire sur notre vie ! 💪

Je m’explique : une croyance n’existe que parce qu’on l’autorise à faire partie du voyage, qu’elle soit aidante ou limitante. D’ailleurs une croyance n’est ni vraie ni fausse : elle est utile ou non à la personne qui la porte. Alors, une fois qu’on a compris comment ça fonctionne, on peut choisir ce à quoi on croit, on peut déconstruire les croyances qui nous posent problème ou qui sont périmées, on peut se créer des croyances sur-mesure grâce à la créativité dont on est tous dotés.

Si si… On est tous potentiellement créatifs 💡

🚀 Pour apprendre à vous libérer de vos croyances limitantes, participez au webinar de Noël le 10 décembre !